Depuis le jeudi 3 septembre, Port-Gentil, deuxième ville et capitale économique du Gabon, est secouée par de violentes manifestations de colère. Le consulat
français a été incendié, un commissariat pris d'assaut par des manifestants et les bâtiments de la société pétrolière Total
attaqués. Les affrontements avec l'armée ont déjà fait deux morts.
La colère qui a explosé à Port-Gentil et qui s'est exprimée aussi à Libreville, la capitale, a fait suite à l'annonce officielle que
l'élection présidentielle a été remportée par Ali Bongo, fils d'Omar Bongo qui a régné pendant 42 ans sur le Gabon.
La France s'est dépêchée de reconnaître cette succession dynastique alors que l'élection a été manifestement truquée. Truquée
bien avant même le jour de l'élection, tant le vieux dictateur avait tout fait pour que la présidence reste dans la famille en nommant son fils ministre, dès
l'âge de 30 ans et, en dernier, ministre de la Défense.
Au-delà des manœuvres avant et après l'élection, c'est bien l'explosion de colère qui montre que le peuple gabonais ne veut pas de la
perpétuation du règne d'une famille dont le fondateur détenait le record de la plus longue dictature en Afrique.
Le (...)
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