La fête de l'Humanité, toujours la plus grande fête populaire, a été l'occasion de nombreux débats politiques. « Comment créer un avenir
à l'industrie française ? » était l'un des débats vedettes, auquel ont participé, outre un dirigeant syndical, un grand patron de la métallurgie
et un banquier. Le choix des participants était déjà une orientation qui éclaire la revendication d'une « autre politique industrielle », souvent mise en
avant comme un moyen de préserver les emplois et d'éviter les licenciements.
À coup sûr, la crise économique et l'attitude du grand patronat comme des États face à la crise sont désastreuses pour l'économie et pour la
société.
Désastreuses pour les travailleurs, mis à la porte par les licenciements et les fermetures d'entreprises, poussés vers le chômage puis la misère.
Désastreuse aussi pour l'ensemble de la société. Fermer des usines qui produisent des biens utiles, voire indispensables, mettre en friche des savoirs et des
compétences, alors qu'il y a tant de besoins à satisfaire, est une des conséquences les plus catastrophiques d'une organisation économique basée sur le
marché et la recherche de profit privé.
Qui peut croire cependant qu'il (...)
lire la suite