Le Parlement se prépare à entériner le changement de statut de La Poste. Ce projet, contre lequel les postiers étaient en grève en début de semaine,
concerne tous les travailleurs et, au-delà, toutes les classes populaires.
Pas seulement parce que les 7 700 emplois supprimés à La Poste rien que cette année et les autres encore à venir aggravent le chômage. Mais aussi parce que les
services publics participent pour une large part aux conditions d'existence des salariés. Les livrer aux capitaux privés, c'est en rendre l'accès plus cher et plus
difficile aux couches les plus démunies. C'est les démolir.
Dans cette société capitaliste où l'argent est roi, les services postaux, l'éducation, la santé, les transports collectifs, les
télécommunications, l'approvisionnement en eau et en énergie, ainsi que l'élimination des déchets doivent rester ou redevenir des services publics. Ils ne
doivent pas être gérés pour rapporter du profit privé, ni être soumis aux lois du marché, stupides et inhumaines. Ils doivent satisfaire les besoins collectifs.
C'est lorsque les services postaux étaient dans une certaine mesure à l'abri de la concurrence et de la course au profit qu'ils ont pu (...)
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