Avec deux millions de votants, la « votation citoyenne », organisée dans plusieurs milliers de mairies, pour ou contre le changement de statut de La Poste annonçant sa
privatisation, a été un succès.
Et maintenant ?
L'objectif que ses initiateurs ont donné à la consultation est de demander à Sarkozy un référendum sur la question. Et si Sarkozy le refuse ?
La nouvelle loi constitutionnelle, votée en 2008, a certes prévu la possibilité de « référendums d'initiative populaire ». Un
référendum peut être demandé par un cinquième des députés soutenus par un dixième de l'électorat, quatre millions et demi
d'électeurs. Mais cette loi n'est pas entrée en vigueur faute de texte d'application. La mobilisation autour des urnes qu'a été la « votation
citoyenne » se trouve donc, malgré son succès, dans une impasse, du moins si elle reste sur ce seul terrain.
Le Comité national contre la privatisation de La Poste a choisi la forme d'agitation qui, en soumettant la question de la privatisation à un référendum, a remis la
décision entre les mains de Sarkozy. Celui-ci n'a aucune raison d'être impressionné par le verdict des urnes de la « votation citoyenne ». Sans parler de toutes
les (...)
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