La mort de Philippe Séguin a donné lieu à un festival d'éloges, pour expliquer que c'était un « vrai républicain », formulé par des
gens qui se prétendaient aussi des « vrais républicains ». Encore heureux que, parmi les hommes qui gouvernent le pays, personne n'ose se prétendre royaliste ou
bonapartiste ! Mais qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui, républicain, dans un pays où toutes les décisions politiques sont prises en fonction des seuls
intérêts d'une petite minorité de gros possédants ? Que signifient les prétendues valeurs de la république dont on nous rebat les oreilles ? Qu'est ce
que la liberté, l'égalité et la fraternité, en dehors de trois mots vidés de leur sens, gravés sur tous les bâtiments publics ? Où est la
liberté, pour ceux que la simple décision d'un conseil d'administration peut transformer en chômeurs, peut par voie de conséquence priver de leur maison, dont elle
peut briser la famille, et tout cela dans le seul but de permettre aux actionnaires de continuer à encaisser des dividendes aussi plantureux malgré la crise ?
Où est l'égalité, quand l'État distribue des milliards aux grandes entreprises (et à leurs actionnaires) et déclare qu'il n'est pas possible (...)
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