Le début des discussions entre les syndicats et le ministre du Travail, Éric Woerth, sur ce qu'ils appellent la « réforme » de la retraite, est noyé dans un
flot de mensonges venant aussi bien des dirigeants politiques, tous bords confondus, que des médias et, au-dessus d'eux, du patronat.
Derrière les différentes recettes proposées par les uns et par les autres, tous partagent cette idée, comme l'affirme un quotidien à la une : « Retraite,
la réforme indispensable ». Tous sont implicitement ou explicitement d'accord qu'il faut imposer aux salariés, soit de cotiser plus longtemps, soit de réduire
directement ou indirectement le montant des pensions. Tous acceptent l'idée que, pour « sauver la retraite par répartition », il faut la réforme, ce qui aboutira
à l'aggravation des conditions d'existence des salariés.
Pour ce beau monde, le déficit de la caisse de retraite - 7 milliards d'euros en 2009, 10,7 milliards en 2010 - est insupportable : il faut donc faire payer les salariés. Les
désaccords portent sur comment faire.
Mais lorsque les banquiers se sont retrouvés avec des centaines de milliards de déficit, on n'a fait que parler de « réforme », mais on ne l'a pas faite.
Mieux, les (...)
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