Le monde capitaliste apparaît comme une véritable maison de fous. La moindre rumeur, voire un bug dans le système informatique de la Bourse de New York, entraîne la danse de
Saint-Guy des marchés boursiers. Des milliards qui s'envolent puis se retrouvent dans une agitation désordonnée ; des États qui, après les banques et les
entreprises, sont menacés de faillite ; des dirigeants politiques affolés.
En quelques jours, la « crise grecque » est devenue la crise de l'euro. En fait, les dénominations elles-mêmes sont mensongères et sont inventées pour
tromper l'opinion publique. La Grèce et, à infiniment plus forte raison, les exploités grecs ne sont pour rien dans les causes de cette crise, même si c'est à
ces derniers que les dirigeants en font payer le prix par des mesures d'austérité draconiennes.
La Grèce et, après elle, le Portugal et l'Espagne subissent la spéculation, c'est-à-dire ces vagues erratiques de placements de capitaux qui, à la recherche
du profit le plus élevé dans le laps de temps le plus court, se déplacent d'un pays à l'autre, semant la panique et ruinant encore plus des économies
déjà ruinées.
Les dirigeants politiques comme les commentateurs parlent du « marché (...)
lire la suite