Malgré tous les discours gouvernementaux sur la nécessité de faire des économies, Sarkozy a maintenu le coûteux défilé militaire du 14 juillet sur
les Champs-Élysées, où l'armée française des guerres coloniales perdues paradera en compagnie des armées des dictatures africaines qui veillent
là-bas sur le maintien de l'ordre néo-colonial. En maintenant ce défilé, Sarkozy a suivi la pratique de tous les gouvernements qui se sont succédé depuis
que le 14 juillet a été proclamé « fête nationale ».
C'est une tradition d'autant plus curieuse que, lors de la prise de la Bastille, dont on prétend ainsi commémorer l'anniversaire, l'armée n'était
évidemment pas du côté des insurgés, mais a ouvert le feu contre eux.
Mais quitte à commémorer, à travers l'anniversaire de cette journée, la vague révolutionnaire qui à partir du printemps 1789 a secoué les campagnes
et les villes de France, autant en tirer les vraies leçons.
Les artisans et les ouvriers parisiens qui ont jeté à bas ce symbole de l'oppression avaient pris conscience que, même si la noblesse représentait une riche
clientèle, ils pouvaient vivre de leur travail sans faire des courbettes devant ces messieurs.
Dans les campagnes, les (...)
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