Une sordide affaire de très gros sous, dans la famille de la femme la plus riche de France, a mis en lumière les relations qui existent entre les membres de la grande bourgeoisie et les
hommes politiques à leur service. Et peu importe que tout se soit passé en toute légalité, comme le proclament les porte-parole du gouvernement, ou que Éric Woerth
et Sarkozy aient pris quelques libertés avec celle-ci. De toute manière, ce qui ressort clairement de cette affaire, c'est que tous les politiciens qui se présentent comme les
défenseurs de « l'intérêt général » sont au service exclusif des possédants. La preuve en est que les services des impôts n'ont pas
le moindre droit de regard sur les revenus publics ou cachés des plus grosses fortunes.
Les scandales actuels ont au moins permis de savoir que les dossiers de ces gens-là étaient directement traités par une cellule spécialisée, dépendant
directement du ministre des Finances, et que le montant de leurs impôts relevait d'un arrangement de gré à gré, et non de l'application du barème
général.
Liliane Bettencourt a touché du fisc 30 millions d'euros au titre du bouclier fiscal. C'est légal, certes. Mais pour justifier ce bouclier fiscal, (...)
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