Depuis l'exemple de l'usine Bosch de Vénissieux, en 2004, le chantage à l'emploi est devenu une pratique patronale courante, qui consiste à dire aux salariés
qu'il leur faut accepter des sacrifices pour ne pas être obligés d'aller pointer au bureau de chômage. Et bien sûr, si ces sacrifices sont bien réels, il
n'y a aucune garantie que les engagements patronaux soient tenus, comme l'a montré l'exemple de l'usine Continental de Clairoix. En septembre 2007, la direction y avait
arraché l'approbation de la CFTC pour un « accord » prévoyant le passage de la durée de travail hebdomadaire de 35 à 40 heures pour un même
salaire, accord qui devait garantir la pérennité de l'usine jusqu'en 2012 au moins, mais qui n'avait pas empêché le groupe Continental d'annoncer la
fermeture de l'usine en mars 2009.
Le dernier exemple en date est celui de l'usine General Motors de Strasbourg, à la recherche d'un repreneur depuis des mois, et que le groupe General Motors propose finalement de
reprendre lui-même. Mais là, la direction ne s'est pas contentée de rechercher l'accord d'un ou de quelques syndicats prêts à accéder à ses
exigences. Elle a posé comme condition qu'il fallait que cet accord soit (...)
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