Depuis la déclaration de Sarkozy contre « le comportement des gens du voyage et des Roms », les annonces se succèdent, aussi débiles que nauséabondes. Sarkozy,
encore lui, amalgamant immigration et criminalité, propose de retirer la nationalité française aux délinquants d'origine étrangère ; Hortefeux, le
ministre de l'Intérieur, en rajoute avec des critères supplémentaires de déchéance de nationalité. Le député UMP déjà à
l'origine d'une loi en cours d'adoption préconisant la suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire se sent pousser des ailes : le voilà qui
propose deux ans de prison ferme pour les parents de mineurs délinquants.
Le Pen et son gang n'ont qu'à bien se tenir, Sarkozy et les siens n'ont rien à lui envier. Le but visé est évident : Sarkozy, qui sombre dans les sondages,
revient au langage sécuritaire et xénophobe qui lui a permis d'attirer la clientèle électorale de Le Pen pour être élu en 2007.
Et puis il y a une préoccupation plus immédiate. L'affaire Bettencourt-Woerth a dévoilé un peu trop les petits et les grands secrets de leur monde et montre les liens
étroits, fusionnels entre les riches et ceux qui nous gouvernent.
Il fallait un (...)
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