Depuis la première manifestation à la rentrée, le 7 septembre, le gouvernement essaie d'enterrer le mouvement de protestation contre sa réforme des retraites.
À chaque manifestation, il tente de démontrer que la participation est en recul. Eh bien, presque deux mois après, le mouvement est toujours vivant !
Le ministre du Travail, Eric Woerth, voudrait bien convaincre que, la loi entérinant l'attaque gouvernementale contre les retraités étant définitivement votée
cette semaine par les deux Assemblées, les manifestations et les grèves n'ont plus aucun sens et qu'il ne reste plus qu'à obéir à la loi. Mais
l'argument est doublement fallacieux. D'abord parce qu'on peut obliger le gouvernement à retirer une mauvaise loi. Et surtout parce que, si le mouvement s'est cristallisé
autour du refus de retarder l'âge légal de départ à la retraite, le mécontentement qu'il exprime va bien au-delà.
Depuis des années, les travailleurs encaissent coup sur coup de la part du gouvernement et du patronat. Le coup contre les retraites, oui, mais aussi les licenciements, l'aggravation du
chômage, l'avenir bouché pour les jeunes, le blocage des salaires, la multiplication des prélèvements qui aggravent (...)
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