Après les manifestations de samedi 6 novembre contre la nouvelle loi sur la retraite, le ministère de l'Intérieur s'est réjoui de ce que la participation y
avait été « en très forte baisse ». La belle affaire ! Après deux mois de mouvement, personne ne s'attendait à ce que cette huitième
journée mobilise plus que les manifestations précédentes.
Mais il reste ce que le gouvernement comme les commentateurs n'ont pas vu, parce qu'ils ne voulaient pas le voir. Bien que la loi ait déjà été votée par une
majorité de députés et de sénateurs à la botte du pouvoir, des centaines de milliers de travailleurs ont tenu à descendre dans la rue pour dire que cette loi,
votée ou pas, ils n'en veulent pas.
Ils ont voulu montrer que la protestation ne s'arrête pas. Une protestation dont les motivations dépassent le recul de l'âge de départ à la retraite. Car tous
les travailleurs savent ou pressentent que la loi sur la retraite, la dernière en date des attaques contre les conditions d'existence des travailleurs, sera suivie par beaucoup
d'autres.
La crise économique est toujours là. La classe capitaliste, qui régente la vie économique, sait qu'elle ne peut continuer à s'enrichir qu'en aggravant (...)
lire la suite