Quelle est la famille ouvrière qui ne constate pas au fil du temps la dégradation de son pouvoir d'achat ? Même pour ceux qui ont conservé leur travail et dont la paie
tombe tous les mois, avec le même salaire nominal, les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles. S'il n'y a pas encore une inflation galopante, les prix augmentent
insidieusement ou brutalement, mais davantage en tout cas que les salaires qui sont de fait bloqués. Même lorsqu'un patron se fend d'une augmentation, elle tourne autour de 2 ou 3
% au maximum, mais plus souvent c'est du 0 %.
Et augmentent en particulier les prix de l'indispensable. Le logement, où dans bien des cas le salaire d'un des deux membres d'un couple de travailleurs passe quasi
intégralement. Encore faut-il que les deux aient un travail et un salaire ! Augmentent non seulement les prix de l'essence ou du fioul indispensables pour se déplacer, voire pour se
chauffer, mais aussi de l'électricité et du gaz. Il en va de même pour la nourriture.
La situation est bien plus grave encore pour ceux qui ont perdu leur travail à la suite d'un licenciement et qui ont de moins en moins de chances d'en retrouver un. Il suffit de
regarder autour de (...)
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