Une institution gouvernementale, l'Observatoire des prix et des marges, vient de publier un rapport sur les hausses de prix alimentaires et leurs responsables.
Les familles ouvrières n'ont certes pas besoin de savantes études statistiques pour constater les augmentations de prix de la viande, des fruits, des légumes, des produits
laitiers. Elles en subissent d'autant plus les conséquences que, pendant que les prix augmentent dans tous les rayons, les salaires, eux, n'augmentent pas. Pour un billet de
50 euros, il y a de moins en moins de produits dans les chariots de supermarché.
L'enquête constate cependant que les marges de la grande distribution, des Auchan, Casino, Carrefour, Leclerc et autre Système U, augmentent sans cesse.
Ainsi, quand un arboriculteur touche 40 centimes pour un kilo de pommes, le consommateur le paie 2,40 euros. Quant à la cerise bigarreau, elle peut être facturée au
consommateur jusqu'à cinq fois plus cher qu'elle n'a été payée au producteur ! Ces produits ne subissent pourtant pas de transformations.
Quant à la viande, bovine aussi bien que porcine, ses prix à la production ont connu à plusieurs reprises des baisses telles que les éleveurs ne récupéraient (...)
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