Périodiquement, les experts et les dirigeants politiques annoncent que la crise se termine et que l'on voit le bout du tunnel. Et tout aussi régulièrement, les craquements se
font entendre dans le système financier. Non seulement dans des pays comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne ou l'Italie, mais aussi aux États-Unis, aux
prises avec une dette qui surpasse celle des autres pays.
Et pendant ce temps-là, devant cet arrière-plan guère rassurant, les politiciens français gesticulent. Il a suffi tout récemment que la candidate
d'Europe-Écologie-Les Verts, Éva Joly, ose, timidement, discuter de l'utilité du défilé militaire du 14 juillet - ce qui relève du simple bon
sens - pour qu'aussitôt, du PS au FN, on l'accuse d'outrage à l'armée française. Rien que ça. Puis, un mot en appelant un autre, la droite, Premier
ministre en tête, lui a contesté le droit d'avoir un avis sur la question, sous prétexte qu'elle était née en Norvège, il y a plus de soixante ans.
Consternant !
Mais surtout dérisoire. D'autant que les ténors des différents partis, qui se sont bousculés pour donner leur avis sur cette question devant les caméras
complaisamment présentes, sont d'accord entre eux sur (...)
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