Les chefs d'État d'Europe sont contents. Ils prétendent une fois de plus avoir sauvé tout à la fois la Grèce et l'euro. Les actionnaires sont contents
eux aussi, à en juger par la remontée des prix des actions en Bourse.
Mais l'écrasante majorité de la population de la zone euro n'a aucune raison d'être contente. Pas les classes populaires de la Grèce qui constatent que, chaque
fois que l'on prétend les sauver, s'aggrave la politique d'austérité qu'on leur impose.
Les classes populaires de France ou d'Allemagne n'ont pas plus de raisons d'être contentes. Les États européens ont décidé d'une caisse de secours
commune, chacun prélevant l'argent sur son budget. Fillon a chiffré à 15 milliards ce que cela coûtera au budget de la France. Somme qui sera empruntée aux
banques, aggravant la dette de l'État.
« Le coût de la solidarité entre pays d'Europe », osent-ils prétendre. Mais pas un sou de cet argent n'ira à la Grèce, et encore moins à
ses classes exploitées. Les 150 milliards sont destinés aux banquiers et à ceux, groupes ou particuliers capitalistes, pour le compte de qui ils spéculent.
Les banques ont trouvé le bon filon en prêtant de l'argent aux États. Y compris aux plus (...)
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