Quelque 200 000 personnes ont participé aux différentes manifestations qui ont eu lieu mardi 11 octobre, et certainement plus aux débrayages. Elles ont eu raison de se
saisir de l'appel de certaines confédérations syndicales pour montrer que, face à la politique d'austérité, elles n'ont pas l'intention de baisser
les bras.
Il fallait en être, malgré l'attitude des confédérations syndicales qui ont appelé à cette journée comme un âne qui recule, dans la dispersion
et sans véritable préparation.
Il fallait en être, sans illusion sur la possibilité pour une seule journée d'action de faire reculer le grand patronat et le gouvernement. Pour les faire reculer, il faudra
bien autre chose, une action déterminée, explosive, puissante, du monde du travail.
Aucun salarié, aucun chômeur, aucun retraité ne peut espérer échapper autrement que par la lutte à la volonté de la classe capitaliste de faire payer la
crise de son économie aux exploités.
Une entreprise comme Montupet, qui soumet ses travailleurs au chantage d'accepter une réduction de près de 25 % de leur salaire ou de se retrouver à la rue par la fermeture de
l'usine, fait encore figure d'exception. Mais d'autres la suivront, sous (...)
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