Avec la crise financière, les dirigeants nous ont habitués au spectacle de rencontres au sommet où ils proclamaient régulièrement qu'ils avaient sauvé
l'euro, l'Europe, voire le monde entier, pour nous dire la semaine suivante que tout était à recommencer. La fréquence de ces spectacles était d'un par mois.
Maintenant, c'est tous les trois jours.
Rien n'est sorti des marchandages entre Sarkozy et Merkel le week-end dernier, si ce n'est une conférence de presse commune sur l'air de Tout va très bien, madame la
Marquise.
Pourquoi donc ces marchandages entre les États de la zone euro, tous endettés pour avoir aidé les banquiers et les grands groupes capitalistes à sortir de la crise
financière de 2008 ?
C'est que ces messieurs les banquiers, une fois que les États les ont sortis de la mouise, ont trouvé un filon rentable en prêtant de l'argent à ces mêmes
États. Pendant plus de deux ans, les banques ont encaissé des intérêts faramineux.
Mais voilà que certains États ont tellement vidé leurs caisses et les poches de leurs citoyens qu'ils ne peuvent plus payer les sommes croissantes exigées par les
banques. La Grèce est pratiquement déjà en faillite, l'Espagne et le Portugal, voire (...)
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