Jeudi 27 octobre à la télévision, Sarkozy a choisi le ton de l'instituteur s'adressant à une classe d'enfants attardés pour expliquer à quel
point il a été bon la veille lors du sommet de Bruxelles. Sous son impulsion, les dirigeants des dix-sept États de la zone euro auraient, une fois de plus, « sauvé
» la monnaie européenne, l'Europe et un petit peu le monde entier !
Et de nous expliquer que ce sauvetage ne coûtera même pas cher. Pas question d'austérité : « Taisez ce mot que je ne saurais entendre. »
Mais, le jour même, toute la presse parlait d'une hausse de la TVA. Ce ne serait pas une hausse généralisée, a répété Sarkozy. Tout le monde a
compris qu'il y aurait bien une hausse, mais ciblée. Il est question de créer un taux entre celui à 5,5 %, qui frappe la plupart des produits alimentaires et le taux à
19,6 % sur les autres. En clair, une partie des produits taxés aujourd'hui à 5,5 % le seront à 7 %, 8 % ou plus.
La TVA est l'impôt le plus injuste qui soit. Que vous soyez milliardaire ou smicard ou chômeur, vous payez le même taux sur votre baguette de pain. Et la TVA rapporte bien plus
à l'État que l'impôt sur les bénéfices des sociétés ou l'impôt sur la fortune. Le budget (...)
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