Les images rapportées d'Égypte par la télévision montrent la violence des forces de répression contre les manifestants de la place Tahrir. Plus de 40 morts
et près de 3 000 blessés. La police tire à balles réelles et les grenades lacrymogènes contiennent un gaz très concentré qui provoque de graves
blessures.
La violence de la répression rappelle celle ordonnée en janvier 2011 par Moubarak, dictateur du pays à l'époque. Moubarak contraint de partir, lui ont
succédé des généraux de l'armée qui a été le principal pilier de la dictature pendant des décennies.
Les dirigeants des grands pays impérialistes saluaient à l'époque d'autant plus bruyamment la « révolution arabe » qu'ils étaient
déterminés à l'étrangler avant même qu'elle se produise vraiment. Les dirigeants des grandes puissances comme les porte-parole autoproclamés de la
révolte de janvier prétendaient alors que l'armée était désormais du côté du peuple.
Les masses populaires en révolte ne tardèrent pas à se rendre compte que c'était un mensonge.
Le départ du dictateur Moubarak et la promesse d'élections sous l'égide des généraux n'ont rien changé dans la vie de l'écrasante
majorité de la population.
La reprise des (...)
lire la suite