Il y a quelques jours encore, les politiciens français, de droite et de gauche, montraient du doigt la Grèce et les Grecs, les accusant d'être responsables de la crise qui
touche l'Europe. Aujourd'hui, des dirigeants socialistes ont choisi pour cible l'Allemagne. Ce qui a donné l'occasion à ceux de la majorité sarkoziste de les
accuser de « germanophobie », répétant que les socialistes n'hésitaient pas à exploiter les préjugés antiallemands à des fins bassement
électoralistes.
C'est l'hôpital qui se moque de la charité. Car cette même droite n'hésite pas à utiliser le poison du racisme, de la xénophobie la plus
grossière. Et tout cela pour quoi ? Pour racoler quelques suffrages supplémentaires. On pourrait en rire, si un tel racolage n'avait pas des conséquences graves, qui
pourraient même devenir tragiques dans d'autres circonstances. Jouer ainsi sur les pires préjugés, c'est odieux, voire criminel. Mais ceux qui se prêtent à ce
jeu sont totalement irresponsables. Qu'importent les conséquences de leurs discours, si cela leur permet d'accéder à la mangeoire !
Mais leurs attitudes contribuent, du même coup, à développer un épais brouillard sur les véritables responsables de la crise (...)
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