Le mouvement de grève des agents de sûreté, chargés du contrôle des bagages des passagers dans les aéroports, se poursuit. Et voilà que le gouvernement
reparle d'un service minimum et menace de remplacer les grévistes par des policiers. La ministre de l'Écologie et des Transports, Kosciusko-Morizet, s'est
déclarée quant à elle « choquée » des inconvénients que la continuation de cette grève implique pour les voyageurs : vols perturbés, avions
retardés.
Eh oui, lorsqu'une catégorie de travailleurs arrête le travail, cela a des conséquences ! Preuve que, sans les travailleurs, rien ne fonctionne.
Pour que les avions volent, pour que des millions de personnes puissent se déplacer par ce moyen, il faut la collaboration d'une multitude de catégories de travailleurs : pilotes,
hôtesses de l'air, bien sûr, mais aussi mécaniciens, bagagistes, agents de piste ou de sûreté, agents d'accueil ou d'entretien. Leurs qualifications sont
différentes, leurs salaires aussi. Les uns dépendent des aéroports, les autres des compagnies aériennes, d'autres encore de multiples sociétés
sous-traitantes. Ils ont tous en commun que, sans eux, les entreprises ne peuvent pas fonctionner, ne peuvent pas remplir (...)
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