Après la dégradation de la note de la France par l'agence Standard & Poor's, le gouvernement a affirmé qu'il ne se fera pas dicter sa politique par les
marchés financiers. C'est pourtant bien ce qu'il fait.
Derrière cette expression trompeuse de « marchés financiers », il n'y a rien d'autre que de grandes banques qui dictent leurs conditions pour prêter aux
États, avec pour ligne de conduite le profit qu'elles en retirent et les taux d'intérêt, parfois usuraires, qu'elles imposent. Les agences de notation ne sont que leurs
conseillers et n'ont que le pouvoir que les gouvernements et les financiers leur reconnaissent.
Les gouvernements, français ou autres, connaissent parfaitement cette réalité. Ils en sont les complices et les exécutants, même si Sarkozy peut bavarder sur la
nécessité de mettre fin à la dictature des agences de notation et aux paradis fiscaux. Il y a quelques jours, il déclarait même vouloir faire payer les capitalistes
spéculateurs, disant que la France n'attendrait pas les autres pays pour appliquer une taxe sur les transactions financières de... 0,0085 % ! On est prié d'admirer
l'audace.
Ces moulinets de Sarkozy doivent bien faire rire dans les officines (...)
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