Les deux hommes politiques entre lesquels se décidera qui sera le prochain président de la République viennent de se succéder à la télévision.
Dimanche soir, c'est le non encore candidat Sarkozy qui a eu droit à plus d'une heure d'antenne. Pour que personne ne risque de le louper, il a réquisitionné huit
chaînes de télévision. Si l'approche de l'élection et son bas niveau dans les sondages l'ont poussé à faire mine de se préoccuper des
licenciements en cours, l'homme qui a parlé est bien ce représentant cynique des intérêts des plus riches, du grand patronat et des banquiers qu'il a
été tout au long de sa présidence. Il a tenu à leur faire cadeau d'une exonération supplémentaire de cotisations patronales, le manque de recettes
étant compensé par une augmentation de la TVA. Ainsi, tout en volant aux salariés une fraction de leur salaire -- car les cotisations patronales sont du salaire
différé --, on diminue encore leur pouvoir d'achat en augmentant la TVA, l'impôt le plus injuste qui soit.
Trois jours plus tôt, c'est Hollande qui officiait. Mais, comme son rival de droite, il avait à la bouche surtout les mots « entrepreneurs » ou « encouragements
à l'investissement », qui ne sont (...)
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