Le meeting de Mélenchon sur la place de la Bastille, à Paris dimanche 18 mars, a été une réussite par le nombre de participants. Bien sûr le PCF, qui a
choisi pour candidat l'ancien sénateur socialiste et ministre de Jospin, y est pour beaucoup, avec sa capacité de mobilisation. Mais il n'y a pas que cela. La manifestation a
reflété aussi à sa façon le rejet que suscite Sarkozy dans une partie importante de la population.
C'est sur ce rejet que surfe également Hollande, dont le principal argument, y compris vis-à-vis de Mélenchon, est d'affirmer qu'il est le seul à pouvoir battre
Sarkozy au deuxième tour.
La montée de Mélenchon dans les sondages témoigne, en plus, d'une méfiance à l'égard de Hollande. Son langage est plus radical, lui qui parle de
l'« insurrection citoyenne » et qui affirme que, « devant une France défigurée par les inégalités sociales, il faut tourner la page de cet ancien
régime ce qui nous permettra de refonder la République ».
Mais, pour mettre fin aux inégalités sociales, il ne suffit pas de changer le numéro et de parler de Sixième République. Les banques, le grand patronat, la classe
capitaliste ne tirent pas leur pouvoir d'une Constitution, mais de (...)
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