À moins de deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle, il apparaît à peu près certain que la présidence de la République se
jouera au deuxième tour entre Sarkozy et Hollande.
Sarkozy a amplement démontré pendant ces cinq ans de présidence qu'il était le président des riches, du grand patronat et des banquiers, et un ennemi ouvert des
travailleurs. Hollande, de son côté, n'a rien fait ni même rien dit pour mériter la confiance des travailleurs.
Au deuxième tour, il ne nous reste donc qu'un faux choix. Quel que soit le président, nous pouvons être certains qu'il ne protégera en rien les salariés, les
classes populaires, des coups redoublés auxquels la poursuite de la crise amènera le grand patronat. Du point de vue des exploités, l'élection se résume à
ceci : pile, ils gagnent, face, nous perdons.
C'est ce constat qui a amené une fraction croissante de l'électorat ouvrier à se détourner des élections et à s'abstenir. Les sondages annoncent
cette fois-ci un record d'abstentions pour une élection présidentielle.
Mais si s'abstenir peut être le signe qu'on ne se fait pas d'illusions, c'est quand même choisir de se taire. Au premier tour, les électeurs ont un choix, ils (...)
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