La fête s'est prolongée tard dans la nuit du dimanche 6 mai au lundi, sur la place de la Bastille. Mais si, le lendemain, dans les entreprises la satisfaction a été
largement partagée d'être débarrassés de Sarkozy, l'atmosphère n'était certainement pas à l'enthousiasme. Même ceux dans
l'électorat populaire qui se sont servis du bulletin de vote en faveur de Hollande pour se débarrasser de l'homme de droite au pouvoir ne nourrissent pas beaucoup d'illusions
à l'égard de Hollande. À juste raison.
Car si Sarkozy était le président des riches, Hollande n'est pas pour autant le président des pauvres. Même pendant sa campagne électorale, il n'a jamais pris
d'engagement concret à l'égard des travailleurs.
Et il y a eu encore moins d'engagements dans sa déclaration le soir de son élection, où il a surtout enfilé des phrases creuses.
Sarkozy parti, restent les maîtres de l'économie et de la société : le grand patronat, les banquiers, les grands groupes industriels et financiers qui ont fait la pluie
et le beau temps sous la présidence de Sarkozy. Comme ils l'ont fait du temps de ses prédécesseurs et comme ils continueront à le faire sous son successeur.
C'est à cette puissance-là que les (...)
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