Les porte-parole du gouvernement nous avaient avertis qu'il ne fallait rien attendre de précis, ni d'immédiat de la « conférence sociale » qui
réunissait, autour de quelques ministres, les dirigeants des confédérations syndicales de salariés et les représentants du patronat. Promesse tenue. Rien n'est
vraiment sorti de cette « grand-messe » sociale. Sauf que, derrière les discours des uns et des autres, quelques indications ont cependant percé.
Dès le départ le maître mot de cette rencontre était « le maintien de la compétitivité...des entreprises », ou pour dire la même chose avec
d'autres mots, la réduction du coût du travail. Avant même qu'elle ne s'ouvre, Moscovici, ministre de l'Économie, avait d'ailleurs déclaré
qu'il n'était pas question pour le gouvernement « d'alourdir ce coût du travail », rejoignant les exigences formulées par avance par la représentante
du Medef.
À partir de là, il ne pouvait rien sortir de bon pour le monde du travail. En effet, à chacune des exigences des travailleurs, les patrons et le gouvernement opposent ce
sacré saint « coût du travail », comme si le travail avait un « coût », alors qu'il est une source de profit pour les exploiteurs.
« Vous (...)
lire la suite