François Hollande avait déclaré dans son discours du 14 juillet, relayé par son ministre de l'Économie Moscovici, que le plan dit social de la direction de
PSA était inacceptable « en l'état » et qu'il faudrait le renégocier.
C'était admettre qu'il est tout à fait acceptable d'entrer dans le jeu de dupes proposé par la direction de PSA, qui peut se résumer en ces termes : dans un
premier temps on propose de supprimer 8 000 emplois, sans compter les milliers d'emplois induits, chiffre que l'on réduit, après palabres, de quelques centaines. Ainsi ces
messieurs du gouvernement, les économistes et peut-être certains dirigeants syndicalistes pourront crier victoire, se félicitant d'avoir ainsi « évité le
pire ». C'est un tour de passe-passe classique.
Mais le pire, il est bien là pour les travailleurs. En premier pour ceux qui, dans ce marchandage, resteront sur le carreau, sans espoir de retrouver un travail et un salaire comparable dans un
avenir raisonnable. Il est là pour ceux qui conserveront leur emploi -- pendant combien de temps ? -- car PSA en profitera pour augmenter sa pression, imposer des conditions de travail encore
plus dures pour que ses profits ne diminuent pas et même (...)
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