Surendettement : quand les banquiers rackettent les pauvres

20 Février 2013

Une enquête de la Banque de France publiée le 18 février montre qu'entre 2010 et 2012 le nombre de dossiers traités par les commissions de surendettement, ultime recours des ménages étranglés par les banques, a augmenté de plus de 13 %, passant de 217 608 à 247 368.

La Banque de France note que les victimes du surendettement se recrutent de plus en plus parmi les personnes seules, les plus de 55 ans, les pré-retraités et retraités. Globalement, un quart des personnes ayant déposé un dossier de surendettement sont au chômage, et un quart en invalidité ou en congé de longue maladie.

Ce sont de plus en plus des dépenses de la vie courante, comme les dépenses de chauffage, les loyers, l'alimentation, les impôts, qui sont à l'origine de ce surendettement. Selon la Banque de France, ce type de dettes se retrouve dans les trois quarts des dossiers de personnes surendettées qu'elle traite.

À 90 %, celles-ci ont été victimes de crédits à la consommation et de prêts personnels aux taux exorbitants et, à 10 %, de découverts et de dépassements non autorisés tout aussi coûteux. Preuve s'il en était besoin que les mesures des différents gouvernements, destinées soi-disant à protéger les emprunteurs de la voracité des prêteurs, n'ont servi à rien. En tout cas pas à empêcher les banquiers de continuer à faire payer le prix fort à ceux qui sont contraints d'emprunter pour survivre.